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Textes de chansons de marins : Chanson à danser
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A BORD DE LA HISSE-TA-FLAMME

C’était pour un dimanche (bis)
Que je m’suis embarque (bis)

A bord d’la Hisse-ta-flamme
Bon navire français
Bon navire bien armé

Quand nous fûmes au large
Au large en pleine mer (bis)

On aperçut une voile
Qui v’nait sous le Levant (bis)

Ils s’écrient amène amène
Amène tes voiles Français
Car je vais t’aborder

Comment veux-tu qu’j’amène
Mes voiles sont sanglantes
Les sabres en sont dedans

Nous étions bien six cens hommes
Il en resta trois cents (bis)

Grand Dieu que de femmes veuves
Que d’enfants orphelins (bis)

Grand Dieu que de filles doulantes
De dix-huit à vingt ans
Qui ont perdu leurs amants

(Chant à mener la poulaïe appris d’Alice Dubin de Notre-Dame-de-Riez ; collecté par Berty Vion, C.M.A.T.V. en 1991.)


CE SONT TROIS JEUNES MARINS (3)


Ce sont trois jeunes marins
Tout le long du quai
Ce joli mois de mai
Tous trois natifs de Nantes lon la
Tous trois natifs de Nantes

Ils se sont embarqués
Sur les côtes de Hollande

La mer était houleuse
Et les vents sens contraire

Qui les a amenés
Sur les côtes de Bretagne

Y’avait un vieux moulin
Moulin qui moud la lande

Dans ce moulin y’avait
Trois jolies filles charmantes

La plus jeune des trois
Etait la plus galante

La belle si vous voulez
Nous coucherions ensemble

Dans un beau lit carré
Couvert de roses blanches

Dans le mitan du lit
Le rossignol y chante

Que faut-il que je chante
La ronde ou la courante

Je m’en soucie des deux
Pourvu que ma mie danse

C’EST MONSIEUR D’CHATELIN

C’est Monsieur d’Chatelin (bis)
Qu’a fait une entreprise matelot
Qu’a fait une entreprise

A fait armer vaisseau
Pour aller dans ces îles

Quand ils furent bien loin
A travers de belles îles

Le gabier monte en haut
A haute voix s’écrie

Le gabier monte en haut
A haute voix s’écrie

Courage mes enfants
Nous entrons dans ces îles

Nous couperons du tabac
Nous fumerons la pipe

Nous boirons du bon vin
A la santé des filles

(Chant à danser le « demi-tour » recueilli en 1978 par Alain Ribardière, à l’Epine, auprès de Marie-Agnès Pénisson. Complété, pour le dernier couplet, par Marie Martin, de Noirmoutier. Collecte : Tap Dou Païe, 1975.)



DEVANT BORDEAUX


Devant Bordeaux vient d’arriver (bis)
Un tout petit mignon navire
Devant Bordeaux dessus la rive

Toutes les dames vont le voir
Toutes les dames les demoiselles
Devant Bordeaux sur la rivière

Y a qu’la fille du président
Que nuit et jour son père garde
Devant Bordeaux dessus la rade

Il ne l’a pas si bien gardée
A mis le pied sur le navire
Devant Bordeaux dessus la rive

Elle ne fut pas sitôt montée
Que le navire mit à la voile
Devant Bordeaux dessus la rade

A terre à terre beau marinier
A terre à terre je t’en supplie
Devant Bordeaux dessus la rive

A terre à terre tu n’iras pas
Nous voguons à la Martinique
Devant Bordeaux dessus la rive

Et de la Martinique au Cap
Et du Cap à la Jamaïque
Devant Bordeaux dessus la rive

(Chant à danser le « demi-rond » interprété par Germaine Burgaud, de l’île d’Yeu, et collecté en 1986 par Sounurs Maraîchanes.)

DEVANT BORDEAUX VIENT D’ARRIVER


Devant Bordeaux vient d’arriver    )
Devant Bordeaux vient d’arriver    ) (bis)
Trois beaux navires chargés de blé

J’entends bien tourner la meule    )
du moulin quand tout va bien    ) (bis)

Trois dames s’en vont le marchander !

Marin marin combien ton blé ?

Je le vends 10 francs la saquée

Ca n’est as cher si c’est bon blé !

La plus jeune eut le pied léger

Dedans la barque elle a sauté

La barque du quai s’en est allée

Marin marin, faut s’arrêter !

car j’entends ma mère m’appeler

et mes petits enfants pleurer

Taisez-vous la belle vous mentez !

Jamais d’enfants vous n’avez portés

S’il plaît à Dieu vous en aurez

Et ce sera d’un marinier

Ils porteront chapeau ciré

Un épissoir sur le côté

Une culotte goudronnée.

(Paroles et musiques recueillies par Gilbert Bourdin à l’île d’Houat, ridée à 6 temps.)

ENTRE VOUS FILLES DE NOIRMOUTIER


Entre vous filles de Noirmoutier (bis)
Vous qui êtes si belles (bis)

Vous êtes la cause que vos amants
S’en vont au service pour quatre ans
Sans faire aucune prise

Mais la prise que nous avons fait
C’est l’armée d’Angleterre (bis)

Une partie « fure » coulée
Les autres brûlés à terre (bis)

N’a resté qu’un vinaigrier
Un marchand de vinaigre (bis)

En a vendu pour cent écus
Bouteille à la bouteille (bis)

Quand les cent écus furent reçus
S’en va voir sa maîtresse (bis)

Dans son chemin a rencontré
Le curé et son vicaire (bis)

Monsieur faites-moi le plaisir
De me lire cette lettre (bis)

S’il y a un mot ou deux dedans
C’est de ma jolie maîtresse (bis)

(Chant utilisé pou le « branle » danse appelée également « la noirmoutrine » selon le Dr Troussier. Appris par Tap Dou Païe en 1975 auprès de Marie Mandin, de l’Epine, île de Noirmoutier.)


IL Y A DIX MARINS SUR MER

Il y a dix marins sur mer
Loin de leur amitié
Quand ils seront à terre
Gai falala lalalire
Nous les ferons danser
Gai falala ridé

Il y a neuf marins sur mer
Loin de leur amitié
Quand il seront à terre
Gai falala lalalire
Nous les ferons danser
Gai falala ridé

Il y a huit marins sur mer
Loin de leur amitié
Quand il seront à terre
Gai falala lalalire
Nous les ferons danser
Gai falala ridé

(Chant de haute-Bretagne appris par Cabestan auprès de Gilbert Bourdin)

LA FEMME DU PRESIDENT

C’est dans la ville de Bordeaux        )
qu’est arrivé trois beaux vaisseaux    ) (bis)
les matelots qui sont dedans
ce sont ma foi de bons enfants.

Il est temps de prendre un ris    )
le vent va souffler cette nuit !    ) (bis)

Il y a une dame de Bordeaux
qui est amoureuse d’un matelot :
« ma servante va me chercher
un matelot pour m’assurer ! »

« beau matelot mon bel ami,
madame m’envoie vous accueillir,
montez en haut c’est au premier
la collation vous y ferez ! »

Le matelot s’est ennuyé
par la fenêtre a regardé :
« Madame donnez-moi mon congé
il fait beau temps je veux m’en aller »

« Beau matelot si tu t’en vas
mal de moi tu parleras
tiens voilà cent écus comptés
ce sera pour boire à ma santé »

« Madame que me voulez donc
moi qui suis matelot tout du long ? »
« Monsieur entrez dans mon salon
la collation nous y ferons ! »

La collation a bien duré
trois jours trois nuits sans décesser
au bout de ces trois jours trois nuits
le matelot l’ennui l’a pris

Le matelot en s’en allant
fit la rencontre du Président :
« beau président je suis content
j’ai eu ta femme et ton argent ! »

« Beau matelot mon bel ami
répète-moi ce que tu m’as dit ! »
« Ma foi je dis qu’il fait beau temps
pour aller mettre les voiles au vent ! »




Le matelot dans son vaisseau
se mit à chanter des airs nouveaux :
« Vive les dames de Bordeaux
qui payent à boire aux matelots ! »

(Mélodie recueillie par Yves Defrance auprès de Mme Morvan de Plerguer (22) ;


LA FREGATE LA DENOE


Y’a une frégate en mer nommée la Denoé
Y’a une frégate en mer nommée la Denoé (bis)
s’en va de côte en côte sans jamais rien trouver.

Serais-je donc toujours malheureuse en amour ? (bis)

Elle trouva une pierre la frégate a coulé,
cinq cent hommes d’équipage tous les cinq cent noyés.

Il n’y a que le quartier-maître qui sait fort bien nager
en arrivant à bord trouva filles à pleure

Lui a demandé : « belle qu’avez-vous à pleurer ? »
« J’ai beau pleurer, dit-elle, et beau m’y chagriner »

« Les clefs d’or de ma mère dans la mer sont tombées »
Je donnerai bien dit-elle qu’irait me les chercher

Je donnerai dit-elle mes amours à moitié
le jeune homme se dépouille dans la mer s’est jeté

Au premier coup de plonge il n’a rien retrouvé
Au deuxième coup de plonge les clefs d’or ont sonné

Au deuxième coup de plonge les clefs d’or ont sonné
Au troisième coup de plonge le jeune homme s’est noyé.

(Paroles et musique recueillies par Raphaël Garcia et Christine Viaud auprès de Mme Rastel de Kerbourg (44) en 1980, bal des Métais.)

LE MAITRE D’EQUIPAGE


Le maître d’équipage
Bon mirlifa
Prend en main son sifflet
Bon mirlifa la boutique est par terre
Prend en main son sifflet
Bon mirlifa la boutique est en bas

Le diable est en bordée
Qui fait son mardi-gras

En haut en haut le monde
Le bas-ris tu prendras

Le fils à maître Jacques
Au grand hunier monta

Il va t’à l’empointure
En revenant en bas

Le maître d’équipage
Fit l’appel et compta

Un et deux trois et quatre
Son fils n’y était pas

Qui me rendra mon fils
Mon fils qui me rendra

Fait un vœu à Sainte-Anne
Le grand mât vint en bas

Le fils tirait la brasse
Les haubans il crocha

Le fils tirait la brasse
Les haubans il crocha

V’là qu’à bord il remonte
Le long des pataras

Quand nous serons en France
Ecoute bien mon gars

Nous irons à Sainte-Anne
A pieds comme des soldats

Pour y brûler un cierge
Plus gros que le grand-mât

(Chant publié en 1844 dan l’Illustration par Gabriel de la Landelle, puis sur une version proche en 1972 par Fernand Guériff dans Chansons romances et poèmes de la marine à voile)


MON PERE A FAIT FAIRE UN BATEAU


Mon père a fait faire un bateau
Pour y passer les filles (bis)
De bon matin me suis levé
En passer une gentille ô gué

Du pré dans la rive du pré
Du pré dans la rive

Je lui demande un doux baiser
La belle se mit à rire

Prenez-en un prenez-en deux
Mais n’allez pas le dire

Car si mon papa le savait
En prison je serais mise

Mais si ma maman le savait
Elle ne ferait qu’en rire

Ça lui rappellerait son jeune temps
Le temps qu’elle été jeune fille

(Paroles et musique publiées par Geneviève Feuillebois-Murique dans son recueil Chansons Islaises. Chant à mener le « rond » de l’île d’Yeu.)

NOUS ETIONS TROIS MARINS


Nous étions trois marins    )
nous étions trois marins    ) (bis)
tous trois natifs de Nantes lanla    )
tous trois natifs de Nantes        ) (bis)

Nous nous sommes embarqués
pour les côtes d’Angleterre

La mer était mauvaise
les vents étaient contraires

Ils nous ont rejetés
sur les côtes de Cornouaille

Près d’un moulin à vent
nous avons fait naufrage

Dans ce moulin l’y a
trois jeunes demoiselles

La plus jeune des trois
nous fit la révérence

Sitôt qu’elle m’a vu
m’a dit : « je suis bien aise ! »

Je lui ai demandé :
« d’où vient la connaissance ? »

« Ne te souviens-tu pas
de la ville de Nantes! »

A Nantes et au marché
à choisir des bagues

Bagues d’or et d’argent
parlant mariage

Marions-nous tous deux
mettons-nous en ménage !

Nous coucherons dans un lit carré
tout gréé de dentelles

Aux quatre coins du lit
il y a quatre pommes d’oranges

Mais dans le milieu du lit
le rossignol y chante !

(Recueilli de nombreuses fois sur toutes les côtes, rond à trois )

NOUS ETIONS TROIS MARINS (2)


Nous étions trois marins gai gai
La lire lon la tous trois du port de Nantes la

Nous nous sommes embarqués
Pour aller en Hollande

La mer était mauvaise
Les vents étaient contraires

Le vent nous a jetés
Sur les côtes d’Angleterre

Près d’un moulin à vent
Moulin qui moulait l’orge

Dans ce moulin y’avait
Une jolie fille charmante

Ne te souviens-tu pas
Quand nous étions à Nantes

Nos pères s’étaient fâchés
Quand nous étions à Nantes

Ca ne fait rien marin
Nous coucherons ensemble

Dans un beau lit carré
Aux quatre pommes d’orange

Jusqu’au jour qui viendra
D’un bateau en partance

Qui nous ramènera
Vers notre douce ville de Nantes

Nous saluerons Chantenay
Et Sainte-Anne de Nantes

(Chanson entendue par M. Robichon aux régates de Trentemoult avant 1880, et communiquée par sa famille en 1991 à Raphaël Garcia.)


NOUS PARTONS TOUS CHERS CAMARADES


Nous partons tous mes très chers camarades (bis)
L’ancre est levée il faut appareiller (bis)

J’ai mis le pied dans ce fatal navire
Dans la grande hune il a fallu monter

Je ne fus pas à mi-mât de misaine
Je regardais au-dessous de mes pieds
J’ai avisé un aimable beauté

J’ai vu ma mie qui s’y fondait en larmes
Moi de chagrin me suis mis à pleurer

Que faut-il donc belle Elise pour t’y plaire
S’il faut mon sang il est prêt à couler
S’il faut un mort vous n’avez qu’à parler

Après ma mort vous pleurerez je l’jure
Vous pleurerez il n’en sera plus temps
En regrettant votre fidèle amant

Je m’en irai dans ces bois solitaire
Finir mes jours à l’ombre d’un rocher

Dans ce rocher il y a t’une fontaine
Où nuit et jour il coule de l’eau d’amour
Çà sera là que je finirai mes jours

Allons-y donc mes très chers camarades
Allons-y donc d’amour nous parlerons

(Chant pour danser le « rond » recueilli en 1986 auprès de Germain Burgaud et Pierre Ricolleau, de l’île d’Yeu par Alain Bertrand t Pierre Bonneau.)


PETITE ALOUETTE GRISE


Là si j’étais petite alouette grise (bis)
Je volerais lidéra la la la
Je volerais sur ces mâts de navire

J’entendrais tous ces mariniers dire

Sire le Roi donnez-moi votre fille

Petit marin tu n’es point assez riche

Sire le Roi je suis bien assez riche

J’ai trois moulins tous les trois font farine

J’ai trois vaisseaux dessus la mer jolie

L’un chargé d’or l’autre d’argenterie

L’autre il n’a rien que trois belles jeunes filles

L’une est ma sœur et l’autre ma cousine

L’autre qui m’est rien je crois qu’elle sera ma mie

(Chant recueilli auprès de Marie-Josèphe Raimond de l’Epine, île de Noirmoutier, par Tap Dou Païe en 1975. Il entraînait la « danse carrée ».)

SUR LES BANCS DE TERRE-NEUVE

Nous voilà bien du monde ici    )
nous voilà bien du monde là    ) (bis)
celui que j’aime n’y est pas
légère, légèrement

Sur les bancs de Terre-Neuve    )
mon bien-aimé m’attend        ) (bis)

Ah je le vois venir là-bas

Monté sur un cheval noir et blanc

A sa main droite tient un gant blanc

Et de l’autre un étui d’argent

Mes amourettes y sont dedans

Elles y sont bien étroitement

Elles y seront plus largement

Entre Paris et Rouen

Et puis de Rouen jusqu’à Fécamp.

(Paroles et musique recueillies par Michel Colleu auprès  de M. Bourdet de Saint-Pierre-en-Port en 1975 (76), rond à trois pas.)


TROIS JEUNES MARINS PORTEURS DE LETTRES


Trois jeunes marins porteurs de lettres la    )
trois jeunes marins porteurs de lettres        ) (bis)

dessus la mer ma lon lan lirela    )
dessus la mer ont navigué        ) (bis)

L’ont navigué sept ans sur mer
sans jamais la terre approcher

Au bout de la septième année
le pain le vin leur a manqué

Faudra tirer la courte-paille
pour savoir qui sera mangé

Le capitaine a fait les pailles
la plus courte lui est restée

Mangerons-nous notre capitaine
qui a pour nous tant de bonté ?

Oh non ni non dit le petit mousse
pour vous la mort j’endurerai !

Pour moi la mort si tu endures
cent écus d’or je t’y donnerai !

Il n’était pas à demi hune
se mit à rire et à chanter

Courage mes enfants courage
je vois la terre de tous côtés !

Je vois les tours de Babylone
sept charpentiers y travailler

Je vois les moutons sur la lande
trois belles bergères à les garder

Je crois que j’en reconnais une
c’est ma maîtresse du temps passé.

(Paroles et musique recueillies en presqu’île de Rhuys par Yves Defrance, en dro.)

 
 
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